Bienvenue à L'Elevage familial du Petit Duc Victoria où BERGERS BLANCS SUISSES et BERGERS AUSTRALIENS vous accueillent avec gaieté et gentillesse pour vous présenter leurs bébés !
Décidément, j'ai du mal à me retrouver avec les différents milieux équestres ....
Je participe quelquefois à des journées de Randonnée Equestre. En soi, ce genre de rassemblement est idéal pour faire partager le plaisir des rencontres entre les cavaliers, le plaisir de cheminer ensemble, et le plaisir de découvrir la beauté des paysages et des itinéraires des organisateurs.
Pour autant, les participants sont tous des "cavaliers-propriétaires", qui ....théoriquement, savent monter à cheval, le gèrent en "bon père de famille", puisqu'il leur appartient, et doivent respecter certaines règles de communauté, notamment les effets de groupe sur le mental des chevaux, et surtout les règles de sécurité mutuelles ..........
Personnellement, j'ai eu une instruction classique de l'équitation. L'idée maîtresse que j'en ai gardée consiste à ne pas gêner le cheval, et surtout à ne pas le malmener, voire le martyriser par des actions malhabiles, comme se tenir assis sur le troussequin, ou lui "tirer sur la gueule" en s'accrochant aux rênes comme à des poignées de sécurité ......
J'ai appris par la suite les bases élémentaires de la randonnée (entre autres, par un petit livre concis mais complet : "A bon port en bon état" de Laëtitia Bataille) :
- Départ au pas pendant 2 km, (voire, lorsque le cheval est chargé de bagages, 1 à 2 km de marche à pied pour lui permettre de s'échauffer les muscles de son dos), ensuite pas et/ou trot pendant encore 2 km, et ap.
- Pas de galop sur le bitume, ni de grand trot.
- Pas de trot ou de galop sur un terrain accidenté (ornières, trous,...), dur et caillouteux, ou en pente descendante
- Pas de trot ou de galop lorsque l'on passe à proximité d'une personne à pied, un "bonjour" ou un petit mot cordial étant toujours bien perçu, et qui plus est, si l'on entame un bavardage, le fait de mettre pied à terre permet de ne pas laisser au piéton cette impression de supériorité que donnaient les seigneurs et propriétaires terriens des temps jadis ...
- Un cheval doit arriver au terme de sa journée non seulement au pas, pour avoir retrouvé son soufle normal (rythmes respiratoire et cardiaque), mais sec !
- Un cavalier (a fortiori plusieurs !...) ne double pas d'autres cavaliers au galop. Et demande l'autorisation de les doubler lorsqu'ils sont au pas.
Cela vaut évidemment pour les attelages ! (n'est-ce pas, Claude Mabit, (actuel président d'EquiLiberté), qui, à l'époque, pour m'épater, m'avez doublée au grand trot de chasse ! (pas étonnant, pour un ex chasseur à courre ....) Tu parles que çà m'a épatée, forcée que j'ai été de calmer mon cheval après son passage !!!)
Car voilà ce que l'on peut voir dans ces rassemblements :
Au débarquement des chevaux :
- des pieds en bout de ferrures, ou pas ferrés ET pas parés ...., les chevaux de trait étant plus que cagneux ....
- des chevaux maigres, au au contraire carrément obèses, juste sortis du pré, les gens se targuant qu'ils n'aient pas été sortis depuis au moins un mois, voire depuis la saison dernière !!!
- des chevaux pas éduqués, qui débarquent dans la confusion la plus totale, risquant d'affoler les autres ...
Au départ de la randonnée :
- des cavaliers (ou attelages) qui démarrent d'emblée à cheval et au grand trot, désireux d'épater la gallerie, et juste pour bien "chauffer" leurs montures .... et les autres par dessus le marché !
Au cours de la randonnée :
- des cavaliers qui arrivent par derrière au grand galop, à grand renfort de cris ou rires et d'excitation des chevaux, et qui vous doublent dans la même ambiance, vous laissant là à calmer votre pauvre cheval que son instinct grégaire incite à poursuivre ces "hordes sauvages", au risque de terminer comme eux, exténué et boiteux !....
- des groupes incapables d'avoir une allure régulière, alternant grands galops désordonnés et répétés, entrecoupés de quelques courtes périodes de pas ou plutôt de petits trottinements répétitifs du groupe pour suivre le "meneur" qui marche trop vite pour les suivants .........
- des chevaux surexcités, enrennés de martingales fixes, de mors "pelham" ou mieux maintenant de mors "pessoa" ...., trempés comme des soupes, voire blancs d'écume, qui galopent et "dansent" sur place, incapables de trouver leur rythme et leur calme dans un tel désordre, et que leurs cavaliers martyrisent à tirer dessus, assis sur le troussequin, les jambes en avant ........
- des chevaux qui se déferrent en cours de route, ou qui se mettent à boiter, et qui doivent continuer, comme si de rien n'était ... J'ai même vu des chevaux tomber sur le bitume, se blesser, et continuer ...
Et pour couronner le tout, à l'arrivée, vous voyez ces groupes débouler au grand trot, voire au galop sur le bitume, glissant même en bifurquant vers le site d'accueil, (à la limite de se faucher), les chevaux dégoulinant de sueur, essouflés et exténués, et grimpés sans autre forme de procédure dans les camions, pour laisser leurs cavaliers se ... "désaltérer" tranquillement des kirs et autres bières de la buvette ....
Non .... Décidémment, j'ai bien du mal à trouver ma place dans ces différents "mondes du cheval" où règnent les excès en tous genres.
Où sont les vrais "hommes de cheval" ? Ceux qui connaissent, ceux qui respectent, ceux qui aiment LE Cheval ?....
Quelles sont les solutions pour que les gens qui achètent un jour un cheval ne se contentent pas de monter dessus pour s'amuser en toute insouciance ? Et pourquoi au fur et à mesure, le public de ces rassemblements équestres n'évolue-t-il pas vers une meilleure connaissance et le respect de leurs montures et des autres ?.....